Diane Meur, un dernier mot....
Afin de prolonger les rencontres avec les auteurs invités de la librairie, nous leur soumettons un questionnaire inspiré de la rubrique Séance tenante du journal Libération.
Diane Meur, auteur de La Carte de Mendelssohn (Ed. Sabine Wespieser), se prête au jeu.
Le premier livre ?
Je ne sais plus très bien
Peut-être "Marceline le monstre", un délicieux livre pour enfants traduit de l'anglais.
Le dernier livre lu ? C'était comment ?
"Blazing World", de Siri Hustvedt. Un roman éblouissant de virtuosité narrative. Et qui soulève un problème crucial à mes yeux : la difficulté de percer en art quand on a la malchance d'être une femme.
Un livre sans cesse relu ?
Tout Jane Austen.
Une citation sue par coeur ?
"Au milieu du chemin de notre vie, je me trouvai en une forêt obscure, car la voie droite s'était perdue." (in La Divine comédie, Dante)
Un livre dont vous remettez toujours la lecture à plus tard ?
Ulysses, de Joyce.
Un livre que vous citez souvent sans l'avoir jamais lu ?
Le Nouveau Testament. Tout le monde le cite, souvent involontairement et sans le savoir.
Un livre culte dont vous seule connaissez l'existence ?
Un inédit de Borgès, dont j'ai trouvé le manuscrit chez un brocanteur qui ne lisait pas l'espagnol
. Non, c'est une blague. Mais avouez que vous posez là une hypothèse digne d'une nouvelle de Borgès.
Qu'est ce qui vous fait sauter des pages ?
Je ne saute pas de pages. Quand je n'aime vraiment pas un livre, j'abandonne.
Un rêve qui pourrait être un début de roman ?
Un rêve récurrent, où je découvre soudain que mon appartement contient toute une aile ou un autre étage dont j'ignorais l'existence. Quelle excitation !
Le personnage de roman dont vous vous sentez le plus proche ?
Le prince Mychkine. L'Idiot de Dostoïevski, si vous préférez.
Un rituel de lecteur ?
Sauter les préfaces pour les lire à la fin.
Un livre qui vous a empêchée de dormir ?
La plupart. Quand ils ne m'empêchent pas de dormir, c'est mauvais signe.
L'écrivain dont vous n'oseriez jamais dire du mal ?
Stendhal.
L'écrivain dont vous oseriez dire du bien ?
Ponson du Terrail. J'avoue un faible pour le roman-feuilleton du XIXe siècle.
Le livre disparaît à tout jamais ? Une épitaphe ?
Ah, ne me demandez pas ça. J'aurai disparu avant, j'espère.